Certain(e)s sont gâté(e)s par la nature et parmi eux, un nombre en jouit et le reste en souffre...
Comment expliquez-vous le fait que beaucoup font de leur beauté un mal-être, voire l'objet d'angoisse ou d'atrocité ? :)
Je sais qu'il y en a, comme vous-même le savez. Mieux, vous en avez déjà entendu parler et vu parmi les médias.
Je suis crue, n'est-ce pas ? :D
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°.¸.´) Allégorie Frelatée (` .¸.°
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.....Le second aspect du relativisme culturel est son application au phénomène de la mode dans le contexte postmoderne. En effet le consommateur a été soigneusement conditionné par le matraquage publicitaire à croire que ce qui est à la mode est « beau » et ce qui n'est pas à la mode est « laid ». Il juge facilement que ce qui est « démodé » est « moche ». Un couturier disait que l'on peut facilement habiller les femmes comme des prostituées, elles ne s'en rendront pas compte, du moment que c'est « la mode », elles vont s'ébahir devant n'importe quoi en disant d'une horreur qui est en vitrine « oh que c'est beau »... parce que c'est à la mode.
.....La publicité décrète ce qui est beau et le consommateur obéit à la norme en alignant son jugement sur elle. Il suffit de changer la norme à chaque saison et on recréer la norme du « beau » et du « laid », et ce qui l'année passée était jugé « laid » devient « beau », par la seule magie d'un conditionnement massif dans l'image publicitaire. La beauté, cela s'apprend ! Cela s'apprend sur les pages des magazines féminins, sur les écrans de publicité et les clips vidéo. C'est un concept. Mais à l'aune de la mode, c'est aussi un concept arbitraire, puisqu'on peut y mettre quasiment n'importe quoi, le consommateur obéissant trouvera toujours que c'est beau, parce que tout le monde en parle, parce qu'on l'a vu à la télé, parce que c'est le dernier gadget à la mode. Dans ce cas, il est clair que le jugement sur la beauté ne relève pas d'une véritable sensibilité au beau, c'est l'écho du conditionnement collectif. Le consommateur qui dit « c'est beau » devant une paire de chaussures de pacotille et de mauvais goût, est comme un perroquet qui récite une leçon apprise. Il ne fait pas de la beauté une expérience qu'il rencontrerait comme une émotion sensible. Il est dans le jugement-réflexe.
.....D'ailleurs, plus sa sensibilité est dénaturée, plus il est écervelé dans son jugement et mieux cela vaut économiquement. Il pourra s'extasier devant n'importe quoi. Il achètera n'importe quoi, parce qu'il est facile à suggestionner, parce qu'il jugera beau n'importe quoi, par le seul effet de l'imitation et du conditionnement ambiant. "
© Philosophie et spiritualité, 2003, Serge Carfantan.
Fin 2005.
Crayon HB et pinceau très fin, encre de Chine.
Inspiration d'une silhouette tirée d'un tôme du manga Samouraï Deeper Kyo, personnalisation des cheveux mouillés ; la belle sort du bain.
